Une implication sans relâche de l’Etat en Ile-de-France pour la mise à l’abri des familles en grande difficulté.

publié le 13 décembre 2012

Dans le contexte de la conférence nationale contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale portée par le Premier Ministre Jean Marc Ayrault, Bertrand Munch, préfet, secrétaire général de la préfecture de la région d’Ile-de-France, préfecture de Paris, fait un point d’étape sur l’hébergement d’urgence, 6 semaines après le lancement du plan hiver le 1er novembre 2012.

L’Etat est fortement mobilisé.

Depuis 5 ans, l’hébergement d’urgence est l’une des politiques publiques dont le financement a le plus augmenté (budget en augmentation de 65% depuis 2007).

Derrière ces chiffres, il y a un effort exceptionnel des services de l’Etat.

Ces places financées par l’Etat correspondent à plus de 400 millions d’euros en 2012, cela correspond à la moitié du budget français en matière d’hébergement d’urgence et à 36% du nombre de places nationales.
Cette année, l’ouverture de places supplémentaires dans le cadre de la campagne hivernale devrait coûter entre 15 et 20 millions d’euros à l’Etat.
Ainsi près de 6 000 places de renfort hivernal ont été identifiées en Ile-de-France contre 4 600 l’année dernière.
Au 11 décembre, 2 867 places sont mobilisées en Ile-de-France dont 1076 à Paris, soit 700 de plus que l’an dernier à la même époque.
La mise à l’abri des familles : une priorité et de nouveaux locaux spécifiques pour les accueillir.
En cette période de froid, la mise à l’abri des familles est la priorité des services de l’Etat
· En Ile-de-France :
Dans la région, depuis le début de 2012, le nombre de personnes en famille pris en charge à l’hôtel a augmenté de 14,77 %, de 13 740 en janvier à plus de 15 770 début octobre.
A cela s’ajoute, 1 073 places de renfort hivernal en structures collectives plus spécifiquement dédiées aux familles.
· A Paris :
Pour la 1ère fois à Paris des centres d’hébergement collectif dédiés aux familles ont été ouverts dans le cadre du plan hivernal, au-delà du recours habituel à l’hôtel.
Cet hiver, 300 places familles sont ouvertes à Paris dans ces nouveaux centres d’hébergement spécifiques.
A titre d’exemples : J. Rostand (50 places ouvertes), Gergovie (80 places ouvertes), l’ouverture à venir de 50 places sur le site de Breguet dès que les travaux d’aménagement et de mise en sécurité seront achevés d’ici quelques semaines.
A cela s’ajoutent de nouveaux locaux pour accueillir ces familles en difficulté : un nouveau centre dédié aux familles va ouvrir début janvier comprenant 120 places supplémentaires dans les anciens locaux de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) afin de permettre une montée en puissance de leur prise en charge.
Une mobilisation de tous les opérateurs et une coordination accrue au niveau régional pour faire face.

L’Etat finance le Samu Social de Paris à hauteur de 93 %.

L’Etat demande au Samu Social, opérateur public, de travailler encore plus en partenariat avec les autres opérateurs (la Croix Rouge, la fondation Abbé Pierre, Aurore…) afin d’optimiser le dispositif face aux difficultés rencontrées. La prise en charge des familles concerne tout le monde.

L’accueil des familles dépasse aussi le seul cadre parisien, dans la mesure où il s’agit de flux. Les solutions d’hébergement se situent d’ailleurs hors Paris pour nombre d’entre elles.

C’est pourquoi il est également demandé au Samu Social de Paris d’intégrer son action dans la coordination régionale mise en place par l’Etat.