Un terrain public pour construire 130 logements sociaux

publié le 17 septembre 2013 (modifié le 23 septembre 2013)

3F vient de livrer 130 logements sociaux à Mennecy dans l’Essonne.
Ils ont été construits sur un terrain de l’Etat cédé au bailleur. 3F travaille sur trois autres projets de cession de foncier public dans ce même département.

En lieu et place des 130 logements sociaux de 3 F, construits dans huit petits immeubles et quelques maisons, à Mennecy ( Essonne), se tenaient, voici encore quelques années, des bâtiments abritant du personnel de la direction générale de l’aviation civile (DGAC).
" C’est la DDT 77 qui nous a signalé ce terrain de 15 000 m2, très bien placé à seulement 1km de la gare du RER et isolé du bruit de la circulation par des arbres", se souvient Hervé de la Giraudière, directeur de la construction en Ile-de-France pour I3F. Le propriétaire voulait vendre, nous avions l’accord inconditionnel de la DDT et du préfet, ne restait qu’à trouver la modalité de cession".
La solution retenue a consisté à ce que la ville exerce son droit de priorité, avant que le bailleur ne rachète le terrain, le jour même. "Le prix de cession, fixé autour des 250 euros du m2, n’a jamais été un souci. C’est plus sur le volume de constructions que nous avons discuté pour, finalement, arrêter un programme de 130 logements. Nous et l’Etat voulions construire plus, mais la ville ne le souhaitait pas".

Toutes ces négociations, entamées en 2008, se sont achevées en 2011, date de début du chantier. " Tout a fonctionné normalement, sans recours, mais c’est vrai que cela prend du temps".

Finalement cette opération sur du foncier public est l’une des plus simples pour 3 F. Sur trois autres sites dans l’Essonne, les choses ont été, et sont encore plus complexes.
Sur un terrain militaire à Palaiseau, le bailleur a du réaliser un "diagnostic pyrotechnique". En clair, il a du chercher des bombes… sans en trouver heureusement. Engagées en 2007, les réflexions ont avancé à un rythme mesuré et le permis de construire vient juste d’être déposé pour 250 logements. Là encore, les appuis de la préfecture et de l’ancien maire François Lamy n’ont pas été de trop pour discuter avec le ministère de la défense.
A Chilly-Mazarin, le bailleur vient d’entamer les travaux pour une opération de 55 logements sur un terrain du ministère de l’écologie et du développement durable.
Reste l’opération de Savigny-sur-Orge, plus problématique, où les discussions achoppent sur la valorisation d’un terrain du ministère de la Justice. "Force est de constater qu’il n’existe pas de pensée unique sur la cession des fonciers publics", explique le directeur. Pour débloquer la cession, le bailleur a décidé de lancer un concours, sans savoir s’il aurait le terrain. L’opération pourrait concerner 65 logements.