Un nouvel îlot réalisé sous le signe de l’innovation écologique et énergétique

publié le 9 novembre 2017

Paris Habitat a inauguré un important programme situé dans le 15e arrondissement où des serveurs informatiques chaufferont les logements.

© André Theuriet

Sur ce site situé le long des boulevards des Maréchaux, le bâtiment principal, un ouvrage d’art en brique rouge construit entre 1936 et 1939 et siège historique du Laboratoire central des Ponts et Chaussées (LCPC), a été vendu à une filiale de Free.
Cette dernière y installera courant 2018 un data center de 9 000 m2 dont 1 500 m2 de serveurs dans un ancien abri atomique situé à 26 mètres sous terre et offrant le plus haut niveau de sécurité du marché pour les infrastructures les plus critiques et sensibles. Le reste de la parcelle a été divisé. D’un côté, une partie a été cédée pour une opération de 48 logements en accession, de l’autre, sur le terrain appartenant à Paris Habitat, ont été livrés, début 2017, 150 logements sociaux, 800 m² de commerces et une crèche de 66 berceaux en rez-de-chaussée.

Cette opération se caractérise par un procédé innovant de récupération de la chaleur qui permettra de répondre, en partie, aux besoins en chauffage et eau chaude sanitaire des 150 logements. Le rafraîchissement des serveurs par les climatiseurs, vital pour garantir leur bon fonctionnement, dégagera de la chaleur. Considérée comme un déchet industriel, elle sera alors transformée, grâce à une pompe à chaleur (PAC) à haute température de condensation, en énergie renouvelable. Grâce à ce procédé, Free évacue cette chaleur à moindre coût et Paris Habitat, en la recyclant, diminue en conséquence les charges des locataires. « 80 % des besoins en chauffage, 50 % des besoins en eau chaude sanitaire seront couverts par la récupération de cette chaleur. Pour les occupants, la facture énergétique sera largement réduite, représentant une économie de 76 000 € par an, soit 500 € par foyer par an » précise Hélène Schwoerer, directrice générale adjointe en charge de la maîtrise d’ouvrage et du développement.

© André Theuriet

Outre, l’aspect technique, c’est un travail de concertation commun traduit dans un contrat de partenariat entre deux acteurs ayant peu l’habitude de se fréquenter qui assure la rencontre entre logique industrielle et celle d’un bailleur social. La cohabitation des logements avec un data center, ainsi qu’un calendrier opérationnel bien en phase sont à l’origine d’une synergie entre opportunités et besoins. « La proposition de Free d’utiliser une partie des bâtiments et l’ancien abri atomique du Laboratoire central des Ponts et Chaussées pour héberger un data center nous a immédiatement conduit à étudier, avec eux, comment tirer profit de la chaleur » rappelle Hélène Schwoerer. Le programme fait aussi la part belle à la végétalisation, facteur de bien-être pour les locataires.

Télécharger la plaquette de présentation : LCPC (format pdf - 1.2 Mo - 09/11/2017)