Travaux,entretien-maintenance, usage : les règles d’or du logement

publié le 27 juillet 2016 (modifié le 28 juillet 2016)

Prendre comme exemple le véhicule automobile pour parler du logement peut paraître surprenant, et pourtant…

Utiliser un véhicule automobile bénéficiant des derniers progrès en matière d’aérodynamique et de conception du moteur, l’entretenir et le faire réviser régulièrement, enfin le conduire en souplesse, sans accélération et coups de frein brutaux, ce sont là des recommandations bien connues pour maîtriser la consommation en carburant d’un véhicule et, par voie de conséquence, la facture annuelle à la pompe !

Il en va de même pour le logement, à une nuance près : les charges liées au logement sont souvent bien plus élevées que celles liées à un véhicule automobile ; l’enjeu en termes d’économies est donc encore plus important.

Bénéficier d’un bâtiment neuf aux dernières normes (thermiques, acoustiques…) ou d’un bâtiment ayant fait l’objet d’une rénovation globale (avec isolation des parois, de la toiture, changement des menuiseries, rénovation de la ventilation et du mode de chauffage) ne suffit pas. L’atteinte d’une performance énergétique de haut niveau repose également sur l’entretien et la maintenance du bâtiment et de ses équipements (chauffage, ventilation…) et sur le bon usage du logement par ses occupants.

Plus la construction neuve ou la rénovation sont exigeantes, plus les attentes sont fortes car, le plus souvent, les résidents ne souhaitent pas seulement bénéficier d’un confort thermique satisfaisant, ils veulent aussi maîtriser leur facture énergétique.

Or, la maîtrise de la facture énergétique repose aussi bien sur des facteurs exogènes (comme la douceur ou la rigueur d’un hiver ou encore les coûts internationaux de l’énergie, eux-mêmes dépendant des stratégies des pays producteurs) que sur des facteurs propres aux résidents, et en premier lieu leurs pratiques d’entretien et d’usage.

Si l’on neutralise, par hypothèse, les variations climatiques et celles des coûts de l’énergie et que l’on s’intéresse uniquement aux facteurs impactant la consommation, on s’aperçoit rapidement que, comme pour un véhicule automobile :

  • l’absence d’entretien régulier et de maintenance du bâtiment (façades, toitures…) et de ses équipements (chaudière, circuits de distribution du chauffage, ventilation…) peut engendrer une surconsommation pouvant atteindre dans certains cas 30 à 40 % ; la chaudière et son circuit de distribution vont se comporter comme un moteur de véhicule encrassé ;
  • des pratiques inattentives dans l’usage du logement peuvent engendrer le même niveau de surconsommation ;
  • le cumul des deux facteurs précédents peut ainsi, dans certains cas, aboutir à une surconsommation de 80 % par rapport aux performances attendues, la facture énergétique reflétant naturellement cette surconsommation.

Ces mauvaises pratiques affectent bien évidemment le vécu quotidien du résident : obtenir, dans ces conditions, un confort thermique à la hauteur de ses exigences lors d’un hiver rigoureux nécessite un surinvestissement financier qui n’est pas à la portée de tous ; à l’inverse, le confort thermique d’été va être mis à mal, notamment en cas de forte chaleur persistante, qui plus est dans une zone urbaine dense propice aux îlots de chaleur.

Dans le cas où un investissement a été consenti pour réaliser des travaux de rénovation énergétique, le ménage se trouve, du fait de ces mauvaises pratiques, confronté à une absence apparente de résultats.

Le rêve d’un logement performant peut achopper sur un mauvais entretien et des pratiques inadaptées. Une règle de base : la qualité des services rendus par le logement s’accroît avec la qualité de l’entretien et de l’usage. En outre, rien ne doit être négligé : on ne s’intéressera pas seulement au chauffage, mais aussi à la ventilation et aux consommations d’électricité et d’eau.

Privilégions l’entretien et les éco-gestes, nous avons tout à y gagner !

le chauffage

la ventilation mécanique (VMC)

l'eau