Transition numérique et logement : objectif qualité de service et maîtrise des coûts

publié le 21 juin 2016

Internet, smartphones et leurs innombrables applications, tablettes, bornes interactives, objets connectés… En moins de 15 ans, la numérisation a envahi à grande vitesse notre quotidien et l’a transformé.

Le bâtiment, notamment résidentiel, entre à son tour dans l’ère du numérique généralisé. Comme pour les smartphones, la transformation va être profonde et rapide, tant pour les professionnels de la construction et de la rénovation que pour les habitants.

Qu’est-ce qui va changer dans la construction, la rénovation et l’usage des bâtiments ?

► Première étape, déjà réalisée pour la construction neuve, en préparation pour la rénovation : des fichiers numériques partagés pour la conception du projet.

Des logiciels à haute performance et des capacités de calcul informatique (modélisation) et de stockage des données en développement constant permettent dès à présent de réaliser des fichiers informatiques intégrant des données 3D standardisées, alimentées et partagées par toute la chaîne d’acteurs concernés.

Ces fichiers permettent de visualiser, élément par élément, un projet de bâtiment, d’en faire évoluer les caractéristiques, les équipements (chauffage, refroidissement, électricité, câblages, eau…) et d’agir sur leurs interactions tout au long du processus de conception, d’exécution, d’usage et d’exploitation/maintenance. Il s’agit donc d’outils au service d’une transformation des métiers et des processus.


► Deuxième étape,
déjà réalisée : une impression 3D de la maquette du bâtiment.

La « maquette numérique », première étape du processus, peut ensuite être imprimée en 3D, pour une présentation plus « matérielle ». L’imprimante 3D permet alors une grande réactivité pour la réalisation de modifications dans la phase conception.


► Troisième étape, en cours d’expérimentation : une impression 3D du bâtiment lui-même.

Les premiers bâtiments (jusqu’à cinq étages) imprimés en 3D ont vu le jour en Chine. Des expérimentations sont menées en Europe (Pays-Bas, France…). Compte tenu des exigences qualitatives réglementaires en France, cette étape appartient encore au domaine de la recherche expérimentale. Néanmoins, les développements sont rapides et pourraient impacter la construction neuve dès les années 2020.


► Dernière étape : l’appropriation par le syndic, l’exploitant, le gestionnaire et l’usager.

La numérisation des fichiers, l’introduction de capteurs et d’équipements de mesure des consommations dans les bâtiments et les logements, alliés à la connexion à distance (smartphones, tablettes) permettent d’ores et déjà le pilotage d’un grand nombre de fonctions :

  • pour les professionnels du bâtiment (entreprises, bureaux de contrôle, syndics, gestionnaires, bailleurs sociaux…), détection d’anomalies dans l’état du bâtiment, dans son fonctionnement et dans les consommations énergétiques de chacun,
  • pour les usagers, programmation de services au quotidien et d’alertes, sur place et à distance, sur l’état du logement : déclenchement et réglage d’appareils (chauffage, éclairage…) à distance sur smartphone, alerte en cas de fenêtre restée ouverte ou de tentative d’intrusion, relevé de qualité de l’air intérieur, évolution des consommations énergétiques…

La liste des logiciels professionnels et des applications sur smartphone s’enrichit chaque jour !

Objectifs :

- meilleure collaboration entre tous les acteurs concernés,
- gain de temps à toutes les étapes grâce à une connaissance technique fine et partagée des informations concernant l’ouvrage,
- amélioration de la qualité de la construction,
- réduction de la sinistralité,
- maîtrise des coûts.

En savoir plus :
 
Le Plan national transition numérique dans le bâtiment (PNTB) et la Mission numérique bâtiment ont été lancés en 2014. Objectif : mobiliser et accompagner la filière du bâtiment, et en particulier les TPE/PME.
 
Le site internet du PNTB : http://www.batiment-numerique.fr/