Logement d’abord : transformer des bureaux en logements

publié le 2 octobre 2018

Michel CADOT, Préfet de la Région Ile de France, Préfet de Paris, accompagné de Yann BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris, et de Philippe MAZENC, Directeur Régional et Interdépartemental adjoint de l’Hébergement et du Logement, Directeur de l’UD Paris, a inauguré le 1er Octobre un immeuble de bureaux transformé en logements sociaux par Elogie-SIEMP, à Paris.

La transformation de bureaux en logements est l’un des piliers de la la stratégie du Logement d’abord, impulsée par le gouvernement, et des action conduites par la Ville de Paris pour développer l’offre de logements sociaux dans les arrondissements qui en sont les plus dépourvus afin de favoriser la mixité sociale.

Pour Michel CADOT, ce projet « est une belle réussite qu’il faudra développer tant à Paris qu’à l’échelle de la Région ».

L’intervention de l’EPFIF a été déterminante dans le succès de cette opération : son acquisition et son portage de l’ensemble immobilier, acquis en 2013 pour le compte de la Ville, a permis d’en confier une parte à Elogie-SIEM pour la réalisation de 12 logements PLA-I, 18 logements PLUS et 7 logements PLS, dans le cadre d’un bail emphytéotique, et de conserver l’autre pour la réalisation d’espaces tertiaires de grand standing.

Le programme de logements sociaux de la rue de Londres constitue un exemple à plusieurs titres :

  • Il résulte de la transformation de bureaux en logements, dans un contexte parisien où le foncier est particulièrement rare. Ce mode de production de logements neufs doit être encouragé, conformément aux engagements qui figurent dans la convention de délégation des aides à la pierre qui lie l’État et la ville jusqu’en 2022.
  • Il comprend une part de logements sociaux (PLUS) et très sociaux (PLAI) particulièrement importante : 30 des 37 logements. Ce résultat a été rendu possible par la participation financière de tous les acteurs concernés : État, Caisse des dépôts, Ville, Région, 1 % logement.
  • Ce programme démontre par ailleurs qu’il est possible, en s’appuyant sur les ressources permises par la législation, en l’occurrence la dérogation aux règles du PLU permise pour la sur-élévation pour la création d’habitations répondant à un objectif de mixité sociale, de continuer à créer des logements neufs, même dans un contexte d’extrême tension sur le foncier.