Le parc locatif privé de l’agglomération parisienne au 1er janvier 2011

publié le 8 mars 2012

L’étude menée par l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne et la DRIHL fait le point sur le parc locatif privé au 1er janvier 2011. Résultats : le prix des grands logements flambent à Paris du fait de leur rareté, autre point, la stabilité des locataires dans le logement est un gage de modération. Il existe en effet une différence de 23 % entre un locataire de plus de six ans et un nouvel arrivant.

A la demande de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement, comme toutes les années impaires depuis 2001, l’OLAP a effectué en 2011 pour la grande couronne une enquête complémentaire sur les caractéristiques des ménages locataires, leur activité et leur niveau de revenus.

A Paris : des immeubles d’avant guerre

Paris se distingue de sa banlieue avec une prédominance d’immeubles d’avant-guerre : 72 % du parc locatif privé de la ville contre 33 % en petite couronne et 20 % en grande couronne. Les deux couronnes de l’agglomération sont marquées par les immeubles de la période 1949 à 1974 (respectivement 35 et 34 % des logements).

Les immeubles récents, bâtis depuis 1990, constituent une part importante du parc locatif privé en grande couronne (25 %) moindre en petite couronne (16 %). Ils sont bien plus rares à Paris (5 % du parc locatif privé).

La taille des logements augmente avec l’éloignement du centre de l’agglomération : les petits logements (une et deux pièces), représentent les deux tiers du parc parisien, mais seulement 58 % de celui de la petite couronne et moins d’un sur deux en grande couronne.

La taille moyenne des logements de une à trois pièces varie peu de Paris à la grande couronne, tandis que les grands logements, ceux de plus de quatre pièces, ont une superficie moyenne plus importante à Paris où l’on rencontre plus souvent en location des appartements de taille exceptionnelle.

L’habitat individuel, marginal à Paris et peu présent en petite couronne (6,5 %) est non négligeable en grande couronne (15 %)

23 % d’écart de loyer entre nouveau et ancien locataire

Le loyer au mètre carré décroît partout avec la taille du logement jusqu’au trois pièces, ce phénomène s’accentuant avec l’éloignement de Paris. Dans le centre de l’agglomération, le loyer au m² augmente pour les grands logements, en raison de leur nombre insuffisant face à la demande.

La durée d’occupation a un fort impact sur le niveau des loyers ; ainsi un locataire stable depuis plus de six ans bénéficie d’une décote d’environ 23 % par rapport à un nouvel emménagé en grande couronne comme dans l’ensemble de l’agglomération.

A l’exception du neuf, l’ancienneté et le confort du logement pèsent peu sur le niveau de loyer, la moindre qualité du logement ancien étant compensée par une meilleure situation urbaine.