L’Armée du Salut rénove le Palais de la femme

publié le 30 juin 2011

L’Armée du Salut vient d’inaugurer le Palais de la femme dans le 11éme arrondissement de Paris. Un lieu réhabilité pour accueillir les femmes en détresse dans des conditions dignes avec notamment des chambres individuelles. Les travaux d’un montant de 17,3 millions ont été en partie financés par l’Etat (3,5 millions d’euros)

L’Armée du Salut, et son partenaire, le groupe Immobilière 3F ont inauguré lundi 27 juin 2011, les locaux réhabilités d’une résidence sociale et d’ un « centre d’hébergement et de stabilisation » dans le 11éme arrondissement à Paris. « Les travaux ont permis la mise en conformité du bâtiment avec les normes de sécurité et surtout la création de chambres individuelles plus grandes, toutes dotées de sanitaires. L’établissement, construit en 1910, en était dépourvu », explique l’Armée du salut.

L’opération avoisinant les 17,3 millions d’euros, a été financée conjointement par le Conseil régional d’Île-de-France (subvention approchant les 4,4 millions), la ville de Paris (environ 3,5 millions), l’État (3,5 millions ), le prêt CIL 1 % (près de 3,2 millions) et les donateurs de la fondation de l’Armée du salut.

300 femmes accueillies

La résidence sociale propose à 300 femmes une solution temporaire d’hébergement pour une durée allant de un mois à 2 ans ainsi qu’un accompagnement social.

120 places en PLAI accueillent un public de femmes seules, 90 places sont ouvertes en PLS, quelque soit le type de contrat de travail, pour un loyer mensuel de 397 euros (+ 60 euros de charges). 90 autres places en PLUS sont prévues à destination de femmes actives mais dont les revenus sont très faibles. Les résidentes du Palais de la femme bénéficient des allocations logement venant en déduction du loyer. Une personne touchant le RSA (revenu de solidarité active) seul ne paye qu’un loyer mensuel de 30 euros.

La moitié des femmes arrivent via le 115

Le centre d’hébergement et de stabilisation accueille, quant à lui, 50 femmes de 18 à 65 ans, dont 20 avec enfants. L’Armée du salut détaille : « Ces femmes en grande précarité ont connu un parcours de vie difficile avec, notamment, des périodes où elles ont pu vivre dans la rue. La moitié d’entre elles arrive par le biais du 115, souvent dans l’urgence, l’autre moitié à la demande de services sociaux voire, exceptionnellement, d’elle-même. »