L’Agora, accueil de jour Emmaüs au coeur de Paris, rénové

publié le 7 mars 2013 (modifié le 13 mars 2013)

En plein coeur des Halles, à Paris, l’Agora, le plus grand accueil de jour d’Emmaüs, vient d’être totalement rénové. En partie grâce au soutien financier de la DRIHL. Il accueille plus de 200 personnes par jour.

Cécile Duflot, ministre de l’égalité des territoires et du logement est venue, mardi 5 mars dernier, inaugurer les locaux rénovés de l’Agora.
Cet accueil de jour est le plus grand géré par Emmaüs. Situé au coeur du quartier des Halles à Paris, il vient en aide à plus de 200 personnes en grande précarité et en situation d’exclusion chaque jour.
Très dégradé, ce lieu a du être totalement repensé et rénové pour pouvoir accueillir les sans abris dans des conditions de qualité. Les travaux ont eu lieu de 2011 à 2012 pour une réouverture début octobre 2012. Le coût total de l’opération a été financé à 60 % par l’Etat.

Des papiers administratifs à l’hygiène : une aide globale

Au quotidien, l’Agora, dont le financement est pris en charge pour moitié par la DRIHL, assure l’accueil de personnes en grande précarité et en situation d’exclusion, aux profils variés (personnes très désocialisées, rencontrant des difficultés administratives, jeunes en rupture familiale…). Les femmes représentent environ 10 % du public accueilli.


Cette réhabilitation a été l’occasion pour l’opérateur, en lien avec les partenaires, dont la DRIHL, de retravailler le projet social de la structure. L’accueil de jour est désormais organisé en trois pôles d’activité :

- le pôle droit et citoyenneté favorise le retour progressif des personnes vers le droit commun : domiciliation administrative, permanence CPAM, permanence juridique, accès aux services d’un écrivain public… ;

- le pôle culture permet de créer du lien avec les personnes accueillies : ateliers, cours de français, formations au sein du cyber -espace, bibliothèque… ;

- le pôle hygiène et santé offre des prestations de base (accès aux sanitaires et douches, à la laverie), des actions d’information et de prévention relatives à la santé, et des consultations médicales (consultations généralistes tenues par des bénévoles, permanence de l’équipe mobile psychiatrie et précarité).

Pour 2013, l’équipe, en lien avec la Fondation Abbé Pierre, cherche à développer un projet de « coffre-fort numérique » permettant aux personnes à la rue de conserver une copie sécurisée de leurs papiers d’identité.

Financement des travaux : 2,2 millions d’euros :

L’Etat : 60 % par l’ANAH (1,4 M€) .
Emmaüs (10,3%),
Ville (9,5%),
Saint-Gobain et Legallais pour le mécénat (6,9%),
Abbé Pierre (4,9%),
Région Ile-de-France (4,4 %).