Intervention de l’AFFIL

publié le 10 novembre 2011

Créée en 1993 par l’AORIF et la FNARS IDF, réactivée en 2008, l’Association Francilienne pour Favoriser l’Insertion par le Logement réunit une cinquantaine d’adhérents – associations gestionnaires, organismes HLM, collecteurs du 1% logement

Créée en 1993 par l’AORIF et la FNARS IDF, réactivée en 2008, l’Association Francilienne pour Favoriser l’Insertion par le Logement réunit une cinquantaine d’adhérents – associations gestionnaires, organismes HLM, collecteurs du 1% logement – qui partagent l’objectif de contribuer à la mise en place du droit au logement pour tous. Dans ce but, ils se sont regroupés pour mettre en synergie leur culture et leurs compétences au service des personnes sans-abri ou mal logées, afin de les conduire vers un logement autonome de qualité. Développeurs d’offres de logement ou d’hébergement correspondant à des besoins diversifiés, les membres de l’AFFIL se sont fixés pour mission de constituer des outils méthodologiques, de capitaliser leurs savoirs et de diffuser les acquis de leurs expériences pour inciter d’autres opérateurs à augmenter ces offres.

L’AFFIL soutient le principe du logement comme élément essentiel du processus d’insertion, devant être proposé aux personnes en difficulté le plus tôt possible dans leur parcours.
Le terme « logement » s’entend comme permanent, autonome, décent, adapté et avec un statut de droit commun. L’hébergement et le logement de transition ne doivent pas constituer un passage obligé pour accéder au logement autonome.

Toutefois, l’AFFIL considère que les solutions d’hébergement ou de logement de transition peuvent constituer une réponse adaptée à certaines situations, plus ou moins complexes, lorsqu’elles offrent un « chez soi » préservant l’intimité des personnes et lorsqu’elles proposent un accompagnement adapté. Il s’agit donc à la fois de préserver un dispositif d’hébergement comme « filet de sécurité », ainsi qu’une offre de logement adapté – se rapprochant plus du statut de locataire – pour répondre à la diversité des besoins. A l’heure où de nombreuses opérations ne peuvent voir le jour faute de financements suffisants, l’AFFIL demande à ce que cette production soit soutenue.

En tout état de cause, la politique du logement d’abord ne peut en aucun cas se réduire à une réduction de l’offre d’hébergement et de logement de transition, tant que des solutions alternatives pérennes ne sont pas en place.

L’AFFIL rappelle que la condition première pour répondre à l’objectif de logement d’abord, en particulier dans le contexte francilien, est la production massive d’une offre de logements sociaux économiquement accessibles et l’amélioration de la solvabilisation des ménages. Elle est également soucieuse des enjeux de mixité sociale et demande une application plus stricte de la loi SRU sur ce sujet.

Enfin, l’AFFIL réaffirme l’enjeu du financement d’un accompagnement social adapté. De nombreux ménages ont besoin d’un accompagnement social global, adapté, pluridisciplinaire et dont on peut adapter l’intensivité, basé sur leur libre choix, faute de quoi le risque d’échec dans le logement est grand. Les membres de l’AFFIL travaillent actuellement sur ce sujet et souhaitent, si les conditions mentionnées ci-avant sont remplies, contribuer à l’élaboration concrète de la politique du logement d’abord, à partir d’une réflexion approfondie sur les besoins de chaque territoire.


Télécharger :