Fin 2015 : Point sur la mobilisation des résidences sociales et autres logements-foyers.

publié le 4 janvier 2016

Pour faciliter l’accès aux places dans ces structures, tout au long de l’année, et ainsi simplifier la démarche d’accès aux résidences sociales et autres logements-foyers, le dossier de demande a été unifié dans le cadre d’un protocole signé, en avril 2013, par la DRIHL et l’UNAFO, Union professionnelle du logement accompagné.

En 2014, la DRIHL, l’UNAFO et l’URFJT-IDF (Union régionale des foyersde jeunes travailleurs d’Île-de-France), devenue depuis URHAJ-IDF (Union régionale pour l’habitat des jeunes d’Île-de-France), ont signé un modèle de convention pour faciliter la réservation des logements au sein des logements-foyers, afin de permettre à l’État et aux gestionnaires de résidences sociales et de logements-foyers de clarifier les droits de réservation de l’État dans chaque structure.
Il sera accompagné d’un tableau identifiant en stock les logements réservés aux services de l’État dans le cadre des conventions APL.

Hors pensions de famille, il y a actuellement 352 structures pour 38 499 places en résidences sociales de droit commun, 129 structures pour 12 473 places en foyers de jeunes travailleurs et 14 109 places pour 67 structures dans les foyers travailleurs migrants (FTM).

Cet ensemble correspond à un total (hors pensions de famille) de 65 081 places sur lesquelles l’État, par les réservations préfectorales, aura à terme plus de 19 500 places réservées.

Pour mémoire, en plus de ces 65 081 places, dans 48 structures, près de 12 200 places restent à rénover dans le cadre du plan de traitement des FTM. Si ces places sont toutes occupées, elles ne donneront lieu à des réservations préfectorales qu’après leur rénovation qui interviendra dans les années à venir.

Pensions de famille, résidences accueil et dispositif ALT.

Par ailleurs, le développement de l’offre de places en pensions de famille se poursuit.
La pension de famille (appelée aussi parfois maison relais) constitue une modalité particulière de résidence sociale, s’inscrivant dans une logique d’habitat durable, sans limitation de durée, offrant un cadre semi collectif valorisant la convivialité et l’intégration dans l’environnement social.

Elle est destinée à l’accueil de personnes au faible niveau de ressources, dans une situation d’isolement ou d’exclusion lourde, et dont la situation sociale et psychologique rend impossible à échéance prévisible leur accès à un logement ordinaire.
La résidence accueil est une modalité particulière de pension de famille, s’adressant à des personnes fragilisées socialement et qui présentent, en outre, des handicaps psychiques.

Fin 2015, 3 224 places de maisons relais ont été validées dans le cadre du comité régional de validation, pour un objectif qui était de 3 354 places à créer sur la région ; cet objectif sera revu à la
hausse pour 2016.

Sur ces places, 2 623 étaient effectivement ouvertes fin 2015 (soit 600 places supplémentaires ouvertes en 2 ans).

Après la signature d’une convention avec les services de l’État, les associations ou Centres Communaux d’Action Sociale (CCAS) peuvent bénéficier d’une aide spécifique pour héberger, à titre temporaire, des personnes défavorisées n’ayant pas provisoirement accès à un logement autonome, l’aide au logement temporaire (ALT).
Au 30 juin 2015, l’ALT permet l’hébergement ou le logement de 10 019 personnes (dont 3 739 par cofinancement dans des structures d’hébergement).