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Femmes à la rue : plus de 2 500 places d’hébergement toute l’année

publié le 5 avril 2012

Plus de 2500 places d’hébergement sont disponibles, toute l’année, pour les femmes à la rue en Ile-de-France. Au delà de cette mise à l’abri, plus de 650 places sont destinées aux femmes victimes de violence.
Cette politique en faveur des femmes fait partie des priorités de l’Etat. Elle passe, avant les actions curatives, par la prévention, avec notamment le financement de centres d’information.

L’accueil des femmes, à la rue ou victimes de violence, est une priorité de l’Etat. C’est pourquoi, le préfet de la région d’Ile-de-France et de Paris, Daniel Canepa, souhaite rétablir la vérité des chiffres sur la situation des femmes sans-domicile-fixe en Ile-de-France.

Pour les femmes à la rue :

Toute l’année, l’Etat en Ile-de-France se mobilise pour les femmes à la rue. Cette prise en charge se traduit par :

- 646 places spécifiquement dédiées aux femmes en centres d’hébergement d’urgence (CHU),

- 1 909 places spécifiquement dédiées aux femmes en centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).

Soit, 2 555 places spécifiquement dédiées aux femmes toute l’année en Ile de France, dont 40% à Paris.

A ces places, s’ajoutent les places mobilisables dans les centres mixtes (près de 11 000 places). Comme pour l’ensemble des publics fragiles, l’Etat veille à ce qu’aucune femme ne reste à la rue.

Au cours de l’hiver, 155 places supplémentaires étaient dédiées aux femmes à Paris. A ce jour, 112 sont encore ouvertes et occupées. Il n’y a eu aucune rupture de prise en charge.

Ce week-end, le centre de la rue du Louvre, géré par Emmaüs, sur un site mis à disposition par la Ville de Paris, a fermé ses portes. Pour accompagner cette fermeture, un hébergement stable a été trouvé pour 39 femmes. Le 115 a pris le relais pour 4 d’entre elles.

S’agissant du centre Jean Rostand d’Ivry-sur-Seine, 52 places destinées aux femmes y ont été réservées cet hiver. Lors de la fermeture de ce centre, prévue le 31 mai prochain, les femmes qui y seront hébergées bénéficieront d’une proposition adaptée à leur situation personnelle. Elles s’inscriront dans le cadre du plan d’action présenté par le préfet de région le 19 mars dernier, qui prévoit la mobilisation de toutes les ressources disponibles pour trouver des solutions d’accueil et de relogement (hébergement, intermédiation locative, logement social etc.) afin d’accompagner la sortie de la campagne hivernale.

Femmes victimes de violence :

Attention à ne pas faire de confusion entre les femmes sans domiciles fixes et femmes victimes de violence, qui font l’objet de politiques publiques complémentaires et différentes, toutes deux essentielles. Ainsi, en Ile-de-France, l’accueil des femmes victimes de violence fait l’objet d’une politique publique d’envergure. Pour elles sont disponibles :

- 13 lieux d’accueil et d’écoute spécifiques. Ces structures proposent des permanences téléphoniques avec ou sans rendez-vous, dans un lieu dédié, une orientation avec un accompagnement spécialisé ainsi que des actions collectives pour les femmes victimes de violences conjugales. L’Etat finance pour un montant de 277 394 euros en 2012.

- 11 associations financées par l’Etat proposent un hébergement spécialisé (accueil sécurisé avec un accompagnement dédié, encadré par un personnel formé). Au total, ce sont 656 places en Ile-de-France.

Au-delà de l’existant, de nouveaux projets vont voir le jour avec notamment le lancement d’un appel à projet d’ici quelques semaines, pour la mise en place d’un accueil de jour par département d’ici la fin 2013 (structure de proximité ouverte toute la journée aux femmes victimes de violences pour les accueillir ,les informer, les orienter ). Chaque département sera alors doté d’un référent « violence ».

La prévention et l’information demeurent des priorités fortes avec le financement de 11 centres d’informations des droits des femmes et des familles (CIDFF) pour l’information des femmes sur leurs droits. Ceci représente un budget de 538 730 euros en 2012.

L’Etat finance également des BAIE, bureaux d’accompagnement individualisés à l’emploi pour un montant total de 58 039 euros.

 
 

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