Campagne hivernale : le centre d’hébergement d’urgence Saint-Vincent-de-Paul

publié le 10 février 2012

A Paris, la nuit du 8 février, 1464 places d’urgence étaient mobilisées, 4471 en Ile-de-France. Toutes les demandes ont été satisfaites.
Le préfet s’est rendu au centre d’hébergement d’urgence de Saint-Vincent-de-Paul le vendredi 10 février.

Le préfet Daniel Canepa s’est rendu au centre d’hébergement d’urgence de Saint-Vincent-de-Paul (Paris 14ème) vendredi 10 février au matin, en compagnie de Mireille Faugère, directrice de l’AP-HP et de Jean-martin Delorme, directeur de la DRIHL.

Le site a été mis à disposition de l’association Aurore, gestionnaire de la structure par l’AP-HP.
Totalement financé par l’Etat, ce centre offre une prise en charge aux sans abri allant de la situation de grande urgence jusqu’à la stabilisation.

Le centre comprend trois structures :

- un centre d’hébergement d’urgence de 31 places. Depuis l’activation du plan hiver, il est ouvert 24h/24. Les personnes peuvent y rester pendant la journée.


- une structure de mise à l’abri de 20 places ouvertes en 24h/24 elle aussi.

- un centre pérenne, c’est à dire qu’il est ouvert en dehors des périodes d’activation du plan hivernal. Il dispose de 82 places. Dans ce lieu, les personnes sont en stabilisation. Il est également ouvert 24h/24.

1464 places occupées à Paris

Les places "dites hivernales", c’est à dire ouvertes en période de froid en plus du dispositif habituel, étaient pour la nuit du 8 février au nombre de 1464 à Paris.

4471 places occupées en Ile-de-France

Les personnes sont orientées vers toutes ces places par le 115 et les SIAO urgence.

Une fois arrivées dans les centres, les personnes sont, le plus souvent, suivies par les travailleurs sociaux, comme ceux d’Aurore à Saint-Vincent-de-Paul. "La professionnalisation de ces salariés notamment sur l’aspect accès au logement est l’une des clé de la réussite du travail que nous menons tous pour aider les plus démunis à entrer dans le logement", a expliqué le directeur de la DRIHL.
Si le dispositif hivernal, activé en fonction des niveaux de températures, parvient à monter en puissance de cette façon, c’est que la "campagne hivernale" se prépare dés l’automne entre les services de l’Etat, les associations et les collectivités. L’hiver et ses rigueurs, s’anticipent dés la fin de l’été.