500 emplois d’avenir chez les bailleurs sociaux

publié le 16 mai 2013

L’Etat et l’Aorif viennent de signer une convention pour l’embauche de 500 jeunes en emplois d’avenir chez les bailleurs sociaux franciliens dans les trois ans à venir.

Jean Daubigny, Préfet de la région d’Ile-de-France, Préfet de Paris et Stéphane Dambrine, Président de l’AORIF viennent de signer une convention d’engagement pour près 500 emplois d’avenir au sein des structures de l’habitat social en Ile-de-France.

500 emplois d’avenir en trois ans

Cette signature s’est déroulée dans les locaux de Paris Habitat en présence de son président, Jean-Yves Mano, adjoint au Maire de Paris, en charge du logement.
L’intégration de jeunes peu qualifiés et ayant des difficultés d’accès à l’emploi est un enjeu majeur de notre société auquel l’AORIF compte contribuer.
Ainsi, les organismes souhaitent participer à la lutte contre le chômage des jeunes, notamment en ZUS, en recrutant et formant des jeunes en emplois d’avenir qui pourront ainsi acquérir les compétences professionnelles nécessaires à l’exercice des métiers du secteur. La construction des parcours de formation et de qualification est une étape clé pour la réussite du dispositif qui s’inscrit pour les organismes dans une perspective de gestion prévisionnelle de leurs emplois et de leurs ressources humaines.

La convention signée ce jour entre l’Etat et l’AORIF ambitionne de recruter 500 emplois d’avenir en trois ans. Trois catégories d’emplois sont visées : des emplois de proximité, des emplois supports et de nouveaux emplois. Les organismes pourront également soutenir la création d’emplois d’avenir dans le cadre de projets communs avec nos partenaires de l’économie sociale et solidaire.

Quatre points de vigilance seront pris en compte dans ces recrutements :
- Veiller à la bonne intégration dans l’entreprise
- Mettre en place un parcours de formation
- Proposer un tutorat personnalisé
- Assurer la pérennisation des emplois ou à défaut l’employabilité des jeunes sur le marché du travail.

Des aides financières

Pour ce faire, l’AORIF s’est engagée à informer ses adhérents régulièrement sur le dispositif emploi d’avenir, notamment en leur faisant connaître des offres de formation et des financements spécifiques existants.
De son côté, l’Etat s’engage à faciliter le recrutement des jeunes en emploi d’avenir et à contribuer à la prise en charge financière à hauteur de 75% du SMIC pendant trois ans. Il s’engage aussi à accompagner la construction des parcours de formation et à garantir un accompagnement professionnel à chaque jeune en emploi d’avenir. L’ensemble des partenaires, dont la Région, sont mobilisés autour de ce dispositif emploi d’avenir.

Cette convention bénéficiera d’un suivi annuel des engagements dans le cadre du comité de pilotage régional et ce pendant toute la durée du programme.
Cet engagement s’inscrit pleinement dans l’accord national qui a été signé entre le mouvement HLM et les pouvoirs publics le 30 novembre 2012.

En savoir plus :

L’AORIF :
Elle regroupe 144 adhérents (59 Entreprises sociales pour l’habitat, 60 Offices publics pour l’habitat, 19 Sociétés Coopératives Hlm, 3 SACICAP et 3 Etablissements publics locaux (EPL) : la RIVP, la SGIM et la SIEMP). Ils ont pour mission d’intérêt général de produire et de gérer des logements accessibles aux populations à revenu modeste, tout en contribuant à assurer la mixité sociale et urbaine. Les organismes Hlm et EPL d’Ile-de-France gèrent 1 166 036 logements locatifs sociaux. Leur parc représente 25% des résidences principales d’Ile-de-France et 22% des franciliens sont locataires d’un logement social.

Les jeunes et l’emploi en Ile-de-France :
En Ile-de-France, près de 150 000 jeunes au chômage ou en situation précaire ont un niveau inférieur ou égal au CAP/BEP. Près d’un quart des jeunes actifs peu diplômés, au chômage ou en emploi précaire, résident en ZUS. Ces mêmes jeunes représentent un peu plus de 20% des 60 000 jeunes de 16 à 25 ans inscrits à Pôle emploi en catégorie ABC et ayant au plus un CAP/BEP et 25% des 80 000 jeunes « en demande d’insertion » auprès des missions locales, avec ce même niveau de diplôme.