115, maraudes, urgences : la veille sociale

 

Institué en 1998, le dispositif de veille sociale doit informer, orienter les personnes sans abri. Le pilier du système, c’est le 115.

 
 

L’organisation de la veille sociale

publié le 3 juin 2014 (modifié le 19 mai 2016)

Institué par la loi relative à la lutte contre l’exclusion de 1998, le dispositif de veille sociale est chargé d’informer et d’orienter les personnes sans abri ou en détresse (article L345-2 du CASF). En Île-de-France ce dispositif est placé sous l’autorité du préfet de région.

Il repose sur des plate-formes téléphoniques « 115 » départementales, des accueils de jour et des équipes mobiles (maraudes) qui peuvent être sollicitées par les usagers ou aller à leur rencontre.

En Ile-de-France :

  • 8 plateformes du 115,
  • 28 équipes de maraudes (ou équipes mobiles),
  • 84 accueils de jour,
  • 14 SIAO.

Les 115

Le 115 de Paris concentre une part majoritaire des demandes d’hébergement, du fait notamment des conditions de vie urbaine, de l’attractivité de la ville capitale et de la région francilienne.
Le 115 du 93 représente 20 % de la demande.
Le 115 du 77 voit sa demande croître.

Les maraudes

Bénévoles parfois, elles contribuent à conserver des liens, à mettre à l’abri ou à apporter les premiers secours.

Professionnelles, elles peuvent proposer un accompagnement social. Lorsqu’elles comprennent des professionnels de la santé, il est alors possible d’effectuer un repérage des problèmes de santé, la délivrance de soins de base, l’accès à des soins spécialisés (équipes mobiles psychiatrie précarité par exemple).

Les accueils de jour


Ils viennent en complément des structures d’hébergement et permettent une prise en charge basée sur l’anonymat, la convivialité et l’écoute. Ils ont comme vocation première d’offrir au public le plus marginalisé la possibilité de renouer des liens avec le droit commun.

L’accueil en journée est assuré par les permanences d’accueil des grandes associations de solidarité (Secours Catholique, Secours Populaire par exemple), lesquelles sans offrir systématiquement la totalité des services et des prestations d’un accueil de jour s’inspirent d’une philosophie commune. Il peut également être assuré par des structures spécifiques d’accueil de jour, boutique solidarité ou des structures spécifiques jeunes.

Ces accueils offrent des services divers : bagagerie, laverie, domiciliation, parfois la restauration. Des expériences d’ouverture la nuit en hiver ont été menées dans différents départements.

Les services intégrés de l’accueil et de l’orientation (SIAO) : pour trouver la bonne solution pour la bonne personne

Les SIAO ont été institués dans le but de créer un véritable « service public de l’hébergement et de l’accès au logement ». Ils visent une collaboration active de tous les acteurs locaux de l’accueil, de l’hébergement et du logement de la rue au logement, de l’urgence à l’insertion.

Ils ont pour objectif de :

  • améliorer l’orientation et la prise en charge ;
  • rendre plus transparentes et plus équitables les modalités d’accueil
  • favoriser un travail coordonné des acteurs de la veille sociale, de l’hébergement et du logement pour améliorer la fluidité hébergement/logement
  • construire des parcours d’insertion adaptés vers le logement et favoriser dès que possible l’accès au logement (principe du logement d’abord).

Ils n’ont pas vocation à répondre directement aux usagers.

Consacrés juridiquement par la loi ALUR, les SIAO coordonnent leur activité au sein d’une Conférence Régionale dont le secrétariat est assuré par la DRIHL